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L'Écho du premier souffle
Date
Octobre 2018
Pièces numérotées
12 sur commande
Matière
Bronze
« L'Homme égaré se complaît dans l'asservissement à la matérialité, asphyxiant l'univers propre dont il est habité. »
« L'homme est un roseau pensant, mais l'univers entier n'a pas besoin de s'armer pour l'écraser : une vapeur, une goutte d'eau suffit pour le tuer. »
Pascal ne disait pas autre chose : l'Homme n'est grand que par ce qui l'habite, jamais par ce qu'il possède.
Dans L'Écho du premier souffle, Maxence Landon ouvre la cage thoracique comme on ouvre un tabernacle. Sous les côtes, là où naît le souffle, un monde s'étend — bleu, incandescent, immensément vivant. Teilhard de Chardin l'avait pressenti : « Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle, mais des êtres spirituels vivant une expérience humaine. »
Mais l'Homme s'entoure, s'enrobe de couches — biens, certitudes, Vanités — croyant se protéger alors qu'il s'étouffe. Comme l'écrivait Rilke : « La seule lutte, c'est de ne jamais se remplir, de rester poreux, silencieux, disponible au souffle. »
Ce que la sculpture murmure au creux de la poitrine, c'est le premier souffle : celui qui nous fut donné avant toute possession, et qui vibre encore sous l'étreinte.







